Le chat du typographe
et autres histoires vénitiennes
Bernard Cuneo
Parfois le temps durcit, le vent du nord se lève, se heurte à la marée. Les marins savent qu’ils ne sortiront pas. Les créneaux de San Stefano et sa margelle deviennent incertains. L’eau sourd dessous les pierres. Nous jetons des planches sur les rigoles. Venise tient bon, persiste, et j’y prends ma part.
Personnages et décors de Venise racontent comment on y trouve émotion et sagesse, et les choses en plus de la vie des hommes.
En rupture avec les stéréotypes du déclin et de la perte (du musée à ciel ouvert à l’île engloutie), c’est le juste récit de la vie quotidienne dans les ruelles et sur les places de Venise où « l’infini commence là, au dernier réverbère » (Joseph Brodsky).